LA CONDUITE ACCOMPAGNEE
L'élève-conducteur suit une formation à la conduite des véhicule de la catégorie B dans un établissement d'enseignement agréé.
Cette formation est la même que pour une filière traditionnelle : 20 heures de pratique, obtention de l'E.T.G.
Ce qui fait la différence, c'est l'âge minimum pour l'accès à ce type de formation, et surtout l'acquisition d'expérience de la conduite avant d'obtenir son permis de conduire.
En effet, lorsque le formateur aura jugé que l'élève a acquis les connaissances nécessaires à la conduite d'un véhicule de la catégorie B, il lui délivrera l'attestation de fin de formation de conduite accompagnée.
L'élève devra alors parcourir plus de 3000 kilomètres sur une durée d'un an minimum et de trois ans maximum, et revenir dans le centre de formation à deux ou trois reprises au cours de cette période afin d'évaluer ses progrès.
Cette conduite est "accompagnée" en permanence par un conducteur titulaire du permis B depuis plus de trois ans, et âgée de 28 ans minimum,
Quand l'élève aura rempli toutes ces conditions et qu'il sera jugé prêt par son formateur, il pourra se présenter à l'épreuve pratique du permis de conduire de la catégorie B, comme tous les autres candidats de cette catégorie.
Comment réussir sa conduite accompagnée ?
Tout d'abord, commencer le plus tôt possible sa formation initiale, base de départ de la conduite accompagnée. Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à prendre plus de 20 heures si c'est nécessaire (pensez que l'élève conduira sans permis à côté de l'accompagnateur).
Jouer le jeu : il est important pour le succès de ce type de formation que l'accompagnateur et l'élève fassent les mêmes efforts pour acquérir une vraie expérience de la conduite.
L'accompagnateur relayera donc l'enseignant de la conduite, en surveillant les gestes, comportements et attitudes de son protégé. Pourquoi ne prendrait-il pas deux ou trois heures de leçons de
conduite pour se remettre au niveau ?
Il s'évertuera à diversifier les activités et situations de conduite : pas question de ne faire que de l'autoroute, ou toujours les mêmes trajets, ou de ne pas faire de manœuvre sous prétexte qu'on
n'a pas le temps ou que c'est risqué.
L'acquisition d'expérience devra se faire sur la plus longue durée possible, sans pour autant être complètement délayée dans le temps : faire beaucoup d'heures de conduite et de kilomètres, sur une longue période, et non pas peu de conduite sur une longue durée.
Cette acquisition d'expérience devra être positive, c'est-à-dire que l'apprenti-conducteur devra en tirer des savoirs supplémentaires, notamment savoir-faire, et non pas des déviances
malheureusement trop répandues : non-respect du code de la route, prise d'information insuffisante, mauvaise tenue du volant, etc.
Il faut toujours garder à l'esprit que la période de conduite accompagnée (avec l'accompagnateur) est décisive, et c'est là que peut se faire la différence par rapport à la filière "classique".
Si les acteurs ne jouent pas le jeu, les résultats s'avéreront pire que pour une formation traditionnelle.
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